La promesse d'un
patrimoine d'exception

L’attrait rénové du Malraux

Cette loi de conservation du patrimoine échappe à présent au plafonnement des niches fiscales. Le Monde, Immobilier, Argent et Patrimoine, 14 mai 2013

Publié le 31 juillet 2013

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Restaurer de vieilles pierres pour payer moins d’impôts.
C’est le principe du dispositif de défiscalisation Malraux, dont l’objectif est de faciliter la restauration de bâtiments anciens, souvent situés dans les centres villes historiques. L’attrait de ce régime a été renforcé depuis le 1er janvier, car il n’entre plus dans le plafonnement des niches fiscales, désormais fixé à 10.000 euros par an. Etalée sur la durée du chantier qui ne peut pas dépasser quatre ans, la réduction d’impôt est de 22% ou 30% du montant des travaux selon la localisation du bien. Une carotte fiscale appréciable dont a bénéficié Benoît G., un père de famille de Colmar. En 2010 ce particulier, qui disposait d’un revenu imposable de 120.000 euros par an et payait 23.000 euros d’impôt, achète un trois-pièces de 65m² dans sa ville natale. Prix d’acquisition : 138.600 euros. Montant des travaux : 170.000 euros, étalés sur trois ans (60.000 euros en 2011 et 2012, puis 50.000 euros en 2013). Au final, il a pu réduire ses impôts de 51.000 euros en trois ans.
Qui peut y prétendre ? « Depuis 2009, on est passé d’une déduction du revenu imposable à une réduction d’impôt. Le gain fiscal est donc identique quelle que soit la tranche d’imposition du contribuable », explique Stéphane Gianoli, président de la Financière Magellan. Dans les faits, ce dispositif s’adresse surtout aux personnes très fiscalisées, car il faut payer assez d’impôts pour absorber la réduction d’impôt en moins de quatre ans.

Jérôme Porier, extrait

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